{"id":3295,"date":"2016-12-06T11:23:51","date_gmt":"2016-12-06T09:23:51","guid":{"rendered":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/to-psomi-stin-paradosi\/"},"modified":"2024-02-24T13:31:35","modified_gmt":"2024-02-24T11:31:35","slug":"le-pain-dans-la-tradition","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/le-pain-dans-la-tradition\/","title":{"rendered":"Le pain dans la tradition"},"content":{"rendered":"<h2>La culture des c\u00e9r\u00e9ales en Attique<\/h2>\n<h2><strong>Le labourage<\/strong><\/h2>\n<p>Les semailles avaient lieu en octobre-novembre. Cependant, le travail pr\u00e9paratoire avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 au printemps, lors du labourage. L&rsquo;accouplement \u00e9tait effectu\u00e9 par deux animaux, g\u00e9n\u00e9ralement des mules.<\/p>\n<p>Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, les mules ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des \u00e2nes patients et des \u00e2nes patients, car les mules avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9quisitionn\u00e9es par l&rsquo;arm\u00e9e. Les animaux tra\u00eenaient la charrue, qui \u00e9tait en bois. Devant elle se trouvait une hyne en m\u00e9tal dur et pointu pour creuser la terre. Derri\u00e8re la charrue, il y avait deux manches en bois que le paysan tenait et poussait pour que la hine laboure et sillonne la terre. La charrue \u00e0 deux manches \u00e9tait appel\u00e9e charrue \u00ab\u00a0allemande\u00a0\u00bb. Sur les pentes des montagnes, o\u00f9 le labourage \u00e9tait plus difficile, on utilisait une charrue \u00e0 manche, d&rsquo;abord en bois, puis en m\u00e9tal. Cette charrue \u00e9tait appel\u00e9e \u00ab\u00a0kutzura\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-148 size-full\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi1.jpg\" width=\"679\" height=\"454\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi1.jpg 679w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi1-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 679px) 100vw, 679px\" \/><\/p>\n<h2><strong>L&rsquo;ensemencement<\/strong><\/h2>\n<p>Au mois de septembre, ils d\u00e9barrassaient les champs des \u00e9pines et des herbes et les pr\u00e9paraient pour les semailles. Ils pr\u00e9paraient d&rsquo;abord la semence \u00e0 utiliser en la tamisant. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils semaient. Le soir, ils mettaient en terre la semence \u00e0 utiliser le lendemain, la grenade et l&rsquo;ail, afin d&rsquo;avoir une bonne r\u00e9colte. Le matin encore, lorsqu&rsquo;ils partaient pour les champs \u00e0 trois ou cinq heures, s&rsquo;ils rencontraient quelqu&rsquo;un sur la route, ils ne lui adressaient pas la parole et continuaient leur chemin.<\/p>\n<p>Ces traditions \u00e9taient importantes pour les gens et ils les observaient avec un respect religieux, car leur vie d\u00e9pendait alors d&rsquo;une bonne r\u00e9colte. Lorsqu&rsquo;ils arrivaient au champ, ils utilisaient d&rsquo;abord la charrue pour former des limites en forme de parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de rectangle, dans lesquelles ils commen\u00e7aient \u00e0 semer. Ils jetaient les fruits dans un seau ou dans le tablier qu&rsquo;ils portaient autour de la taille. Avec la main, ils prenaient le grain et le jetaient sur la terre, et ils continuaient ainsi jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;ils aient couvert tout le champ. La premi\u00e8re phase d&rsquo;ensemencement ainsi achev\u00e9e, venait ensuite le hersage.<\/p>\n<p>Le hersage [3] \u00e9tait effectu\u00e9 par les animaux qui tra\u00eenaient derri\u00e8re eux une planche ou un rail m\u00e9tallique, et au fur et \u00e0 mesure que les animaux avan\u00e7aient, la herse [4] recouvrait les semences de terre. Autrefois, le hersage se faisait \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une branche d&rsquo;arbre. Comme le village est montagneux et que les terres arables sont rares, on semait m\u00eame sur les pentes. L\u00e0, pour recouvrir la graine, on utilisait la pioche. La pioche est un outil agricole dot\u00e9 d&rsquo;un manche en bois et d&rsquo;une lame en m\u00e9tal qui coupe des deux c\u00f4t\u00e9s. Un c\u00f4t\u00e9 est pointu et l&rsquo;autre ressemble \u00e0 une hache.<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;un passant passait devant le champ, le dialogue suivant s&rsquo;engageait:<\/p>\n<p>&#8211; Bonjour.<br \/>\n&#8211; Bonjour.<br \/>\n&#8211; Bonne r\u00e9colte, bonne berketia.<\/p>\n<h2><strong>La r\u00e9colte<\/strong><\/h2>\n<p>D\u00e9j\u00e0 en mai, on r\u00e9coltait le foin pour les animaux, mais en juin, c&rsquo;\u00e9tait surtout le bl\u00e9 qui \u00e9tait r\u00e9colt\u00e9, d&rsquo;o\u00f9 le nom de \u00ab\u00a0moissonneur\u00a0\u00bb donn\u00e9 \u00e0 ce mois par les gens. Ils allaient moissonner comme ils disaient \u00ab\u00a0dane\u00a0\u00bb. C&rsquo;est-\u00e0-dire que plusieurs parents ou voisins se r\u00e9unissaient et r\u00e9coltaient la semence un jour dans le champ de l&rsquo;un et le lendemain dans celui d&rsquo;un autre. L&rsquo;un aidait l&rsquo;autre car ces travaux, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 la m\u00e9canisation de la production n&rsquo;avait pas encore \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e, n\u00e9cessitaient beaucoup de main d&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<p>Les femmes moissonnaient et les hommes portaient les balles et faisaient les thyms. La r\u00e9colte se faisait \u00e0 la faucille. D&rsquo;une main, ils attrapaient les \u00e9pis de bl\u00e9 (cherobolo) et de l&rsquo;autre, avec la faucille, ils les coupaient et les mettaient en un seul endroit. Lorsque trois ou quatre tiges \u00e9taient rassembl\u00e9es, elles formaient la paille. La balle \u00e9tait 1\\3 de la balle. C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;ils r\u00e9unissaient trois chaux et les liaient ensemble avec les fagots [5] et faisaient ainsi une balle. Lorsqu&rsquo;ils avaient fait quatre balles, ils les chargeaient sur les animaux et les amenaient \u00e0 l&rsquo;aire de battage. Ils pla\u00e7aient les bottes en rang de mani\u00e8re \u00e0 former une pyramide, qu&rsquo;on appelait thymonia.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on r\u00e9coltait le bl\u00e9. Le foin, quant \u00e0 lui, \u00e9tait moissonn\u00e9, comme nous l&rsquo;avons vu plus haut, au mois de mai et \u00e9tal\u00e9 pour s\u00e9cher. Ensuite, on le liait en bottes et on le transportait \u00e0 la maison o\u00f9 il \u00e9tait stock\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9table avec les animaux. Quant au bouleau, apr\u00e8s avoir s\u00e9par\u00e9 les fruits, on mettait le foin dans des caisses o\u00f9 l&rsquo;on avait plac\u00e9 des fils de fer et avec lesquels on liait le foin en balles.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-149\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi2.jpg\" alt=\"\" width=\"679\" height=\"488\"><\/p>\n<h2><strong>La battage<\/strong><\/h2>\n<p>Le battage, comme tous les autres travaux agricoles, se fait tr\u00e8s t\u00f4t, avant cinq heures du matin. D&rsquo;abord, on prenait les fagots des arbres \u00e0 encens, on les d\u00e9tachait et on les dispersait sur l&rsquo;aire de battage. Ensuite, ils faisaient courir les animaux sans fumier pour disperser les fagots. Ensuite, ils attachaient les animaux avec les beignets. Les dugenia \u00e9taient des planches de bois munies de lames m\u00e9talliques \u00e0 la base pour couper les graines de la tige. Les hommes se tenaient debout sur les dugenia, puis changeaient et les femmes, puis les enfants, montaient pour se reposer. Gr\u00e2ce \u00e0 leur poids, les fruits \u00e9taient mieux press\u00e9s et ressortaient mieux. Les groupes de travailleurs changeaient toutes les deux heures environ. Les autres ouvriers avec la carpole [7] et les dicoulas tournaient les fruits pour mieux les battre.<\/p>\n<p>Les douaires \u00e9taient attach\u00e9es chacune \u00e0 un autre animal. Mais les animaux \u00e9taient aussi attach\u00e9s les uns aux autres par des cordes. Ces cordes \u00e9taient nou\u00e9es et formaient des boucles. Dans chacune d&rsquo;elles, on pla\u00e7ait la t\u00eate d&rsquo;un animal. Cette structure de cordes s&rsquo;appelait un liacos et son r\u00f4le \u00e9tait de guider les animaux jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aire de battage. En g\u00e9n\u00e9ral, on utilisait deux rang\u00e9es de cinq \u00e0 sept animaux chacune. La premi\u00e8re allait \u00e0 l&rsquo;avant et la seconde suivait plus en arri\u00e8re. Au premier et au dernier animal de chaque rang\u00e9e, il y avait une corde avec laquelle toute la rang\u00e9e d&rsquo;animaux \u00e9tait tir\u00e9e vers la droite ou vers la gauche. Cette corde faisait office de volant, pour diriger les animaux, tant\u00f4t vers la droite, tant\u00f4t vers la gauche, afin de pouvoir les d\u00e9tacher.<\/p>\n<p>Une fois le battage termin\u00e9, ils ramassaient la paille, la paille et le bl\u00e9 et les pr\u00e9paraient pour le battage, puis ils utilisaient des balais en thym de montagne pour d\u00e9barrasser l&rsquo;aire de battage des d\u00e9bris. Le battage des pois chiches se faisait de la m\u00eame mani\u00e8re. Au centre de l&rsquo;aire de battage, il y avait un morceau de bois sur lequel \u00e9tait attach\u00e9 un animal que l&rsquo;on faisait tourner en rond. Un petit enfant tirait l&rsquo;animal pour le faire bouger, tandis qu&rsquo;avec la carpole [7] et la dicuple [8] on tournait le poignet.<\/p>\n<p>Les aires de battage \u00e9taient rondes et en terre \u00e0 Varnavas, mais une aire en pierre est \u00e9galement conserv\u00e9e. Il y avait des aires de battage publiques et priv\u00e9es. La premi\u00e8re aire de battage du village se trouvait sur la place actuelle, mais elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9e, parce qu&rsquo;elle soulevait beaucoup de poussi\u00e8re, vers le village o\u00f9 se trouve aujourd&rsquo;hui l&rsquo;\u00e9cole primaire, puis vers les aires de battage d&rsquo;Adames et encore plus loin en dehors du village.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-150\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi3.jpg\" alt=\"\" width=\"679\" height=\"456\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi3.jpg 679w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi3-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 679px) 100vw, 679px\" \/><\/p>\n<p><strong>Les aires de battage priv\u00e9es sont r\u00e9pertori\u00e9es par:<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>Mylonas Dimitris ou Salmas<\/li>\n<li>Th\u00e9odoris Jean<\/li>\n<li>Alexeon qui est encore conserv\u00e9 aujourd&rsquo;hui<\/li>\n<li>Dima Sotiris qui \u00e9tait en pierre<\/li>\n<\/ol>\n<p>L&rsquo;ordre de battage \u00e9tait annonc\u00e9 la veille par le client du village. Un \u00e9v\u00e9nement malheureux est li\u00e9 au battage. Chaque fois que la charcuterie annon\u00e7ait que le lendemain aurait lieu le battage par tadeh (un villageois particulier), tout le monde savait qu&rsquo;il pleuvrait ce jour-l\u00e0. Il jouait le r\u00f4le d&rsquo;un bulletin m\u00e9t\u00e9orologique standard.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;heure du battage, les vents attendaient sur l&rsquo;aire de battage. Un garde paysan prot\u00e9geait les thymns du feu et des animaux. Il \u00e9tait pay\u00e9 en nature, c&rsquo;est-\u00e0-dire en bl\u00e9, car autrefois il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;argent. Une bo\u00eete d&rsquo;huile pleine de bl\u00e9 valait un demi-penny. Deux bidons d&rsquo;huile de bl\u00e9 repr\u00e9sentaient un kilo.<\/p>\n<h2><strong>La fonte<\/strong><\/h2>\n<p>La derni\u00e8re \u00e9tape de la r\u00e9colte du bl\u00e9 et de son stockage \u00e0 la maison \u00e9tait le battage. Ils attendaient jusqu&rsquo;\u00e0 deux ou trois heures du matin que le vent commence \u00e0 souffler. Ils prenaient alors une partie de la mouture avec la charrue [9] et en la jetant vers le haut avec l&rsquo;aide du vent, la s\u00e9paration entre la paille et le grain avait lieu.<\/p>\n<p><strong>[1]<\/strong> Organisation hell\u00e9nique du tourisme &#8211; Guide de l&rsquo;Attique &#8211; En Athinaios presse \u00ab\u00a0Pyrsou\u00a0\u00bb S.A. 1930<\/p>\n<p><strong>[2]<\/strong> zarganes: sarments de vigne<\/p>\n<p><strong>[3]<\/strong> hersage: recouvrement de la semence par de la terre<\/p>\n<p><strong>[4]<\/strong> herse: outil utilis\u00e9 pour recouvrir la semence.<\/p>\n<p><strong>[6]<\/strong> bales: cordes pour attacher les bottes de paille. Les bottes \u00e9taient faites de seigle.<\/p>\n<p><strong>[7]<\/strong> b\u00eache: pelle<\/p>\n<p><strong>[8]<\/strong> dikulia : fourche.<\/p>\n<p><strong>[9]<\/strong> \u00ab\u00a0liopata\u00a0\u00bb: pelle en bois \u00e0 bouts pointus pour pelleter.<\/p>\n<p>Une fois la cuisson \u00e0 la vapeur termin\u00e9e, le bl\u00e9 \u00e9tait pass\u00e9 dans un grand tamis, le dremoni, pour le d\u00e9barrasser des r\u00e9sidus de paille. Le tamis \u00e9tait rond. \u00c0 l&rsquo;une de ses extr\u00e9mit\u00e9s, il \u00e9tait perc\u00e9 d&rsquo;un trou de gravier dans lequel on ins\u00e9rait un b\u00e2ton. Quelqu&rsquo;un secouait le bois pour faire bouger le tamis et tamiser le bl\u00e9. On mettait ensuite le bl\u00e9 dans des sacs et on le ramenait \u00e0 la maison. L\u00e0, ils le conservaient dans les sacs ou dans des entrep\u00f4ts en bois et en tiraient la quantit\u00e9 qu&rsquo;ils voulaient \u00e0 la fois. La paille \u00e9tait stock\u00e9e dans la grange et servait de nourriture aux animaux.<\/p>\n<h2><strong>La nourriture<\/strong><\/h2>\n<p>A l&rsquo;\u00e9poque des travaux agricoles, la famille se levait tr\u00e8s t\u00f4t car elle devait commencer \u00e0 travailler entre trois et cinq heures du matin. Un solide petit d\u00e9jeuner \u00e9tait donc indispensable, compos\u00e9 de cr\u00eapes, de harengs, de pain, d&rsquo;olives, de fromage et certainement de vin. \u00c0 dix heures du matin, apr\u00e8s plusieurs heures de travail et de fatigue, ils faisaient une pause pour prendre une collation, g\u00e9n\u00e9ralement simple et sommaire, compos\u00e9e d&rsquo;olives, de pommes de terre bouillies, de tomates, d&rsquo;oignons et de pain.<\/p>\n<p>Le d\u00e9jeuner avait lieu \u00e0 midi moins une heure de l&rsquo;apr\u00e8s-midi. Ils apportaient sur le terrain la nourriture qu&rsquo;ils avaient pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 la maison dans un grand chaudron. Ils cuisinaient g\u00e9n\u00e9ralement de la soupe de haricots, des pommes de terre et des p\u00e2tes. Le chaudron \u00e9tait port\u00e9 \u00e0 la main et pour \u00e9viter qu&rsquo;il ne br\u00fble, ils utilisaient des sacs.<\/p>\n<p>Les hommes mangeaient en premier, puis les femmes et enfin les enfants.<\/p>\n<p><strong>P.S. Les descriptions ci-dessus sont extraites du livre \u00ab\u00a0Carving Memories\u00a0\u00bb (de la vie des habitants de la communaut\u00e9 de Barnava) publi\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 folklorique et le Mus\u00e9e historique folklorique de Varnavas.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><strong>La pain de mariage<\/strong><\/h1>\n<p>Le jeudi ou le vendredi avant le mariage est le jour consacr\u00e9 au chignon de mariage.<\/p>\n<p>La m\u00e8re de la mari\u00e9e ou du mari\u00e9 invite ses amis, soit une dizaine de personnes, pour qui c&rsquo;est un grand honneur de participer \u00e0 ce processus. Les invit\u00e9s rentrent \u00e0 la maison avec des cadeaux et couvrent la m\u00e8re de b\u00e9n\u00e9dictions. La m\u00e8re, toute excit\u00e9e, a p\u00e9tri la p\u00e2te fondue pour la broderie et r\u00e9gale les invit\u00e9s avec des friandises. Apr\u00e8s avoir enfil\u00e9 leurs tabliers, ils s&rsquo;assoient \u00e0 la table et commencent \u00e0 faire la broderie sur des sets de table.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-151\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi4.jpg\" alt=\"\" width=\"679\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi4.jpg 679w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi4-300x225.jpg 300w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi4-510x382.jpg 510w\" sizes=\"(max-width: 679px) 100vw, 679px\" \/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-160\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi7.jpg\" alt=\"\" width=\"679\" height=\"382\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi7.jpg 679w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi7-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 679px) 100vw, 679px\" \/><\/p>\n<p><strong>La broderie a son symbolisme<\/strong>. Le <strong>raisin<\/strong> signifie la communion et la b\u00e9n\u00e9diction, l&rsquo;<strong>\u00e9pi de ma\u00efs<\/strong> la f\u00e9condit\u00e9, le <strong>lys<\/strong> la bonne nouvelle, le <strong>laurier<\/strong> la victoire, les <strong>fleurs de citronnier<\/strong> les fruits du couple, le <strong>dahlia<\/strong> le bonheur. Au c\u0153ur de la broderie, la m\u00e8re p\u00e9trit la p\u00e2te.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir termin\u00e9 la broderie, elles pr\u00e9parent les moules \u00e0 brioches, qui sont au nombre de trois pour la m\u00e8re du mari\u00e9 et d&rsquo;un pour la m\u00e8re de la mari\u00e9e. La m\u00e8re du mari\u00e9 pr\u00e9pare une brioche pour le mari\u00e9, une pour le t\u00e9moin et une pour l&rsquo;\u00e9glise. Lorsque la p\u00e2te l\u00e8ve, elles la mettent dans les moules et placent la broderie avec r\u00e9v\u00e9rence et b\u00e9n\u00e9diction. La m\u00e8re met une serviette sur le dessus et est la premi\u00e8re \u00e0 traiter la brioche, puis tous les invit\u00e9s avec de l&rsquo;argent, des fleurs, du riz, des bonbons et parfois du coton avec une graine symbolisant l&rsquo;ensemencement et la vieillesse du couple. Ils les mettent \u00e0 cuire dans le four pendant que la f\u00eate commence, avec de la nourriture, du vin, des chants et des danses. Lors du repas de mariage des jeunes mari\u00e9s, la brioche est plac\u00e9e sur un verre, tandis que les mari\u00e9s la brisent simultan\u00e9ment et essaient d&rsquo;obtenir une plus grande part de la part de l&rsquo;autre. Ils lancent ensuite la brioche aux invit\u00e9s, morceau par morceau, ou l&rsquo;offrent sur un plateau, selon l&rsquo;occasion<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><strong>La Dame de Car\u00eame<\/strong><\/h1>\n<p><strong>La Dame de Car\u00eame<\/strong> est la figure d&rsquo;une femme en p\u00e2te \u00e0 modeler. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une tradition tr\u00e8s r\u00e9pandue, \u00e0 caract\u00e8re religieux et symbolique. Tout d&rsquo;abord, un personnage f\u00e9minin est form\u00e9 avec la p\u00e2te et une croix est plac\u00e9e sur sa t\u00eate. On ne lui met jamais de bouche, parce qu&rsquo;elle je\u00fbne, ni de nez pour qu&rsquo;elle ne sente pas et ne soit pas jalouse. Ses mains sont toujours crois\u00e9es, car elle prie. D&rsquo;ailleurs, la p\u00e9riode du Grand Car\u00eame est un temps de je\u00fbne et de pri\u00e8re pour les chr\u00e9tiens. Enfin, on lui met sept pattes, qui symbolisent les sept semaines entre le lundi saint et la semaine sainte. Chaque semaine qui passe, nous lui coupons une jambe.<\/p>\n<p><strong>La Dame de Car\u00eame<\/strong> symbolisait donc le je\u00fbne avant P\u00e2ques, tout en \u00e9tant une sorte de calendrier.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-152\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi5.jpg\" alt=\"\" width=\"709\" height=\"531\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi5.jpg 709w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi5-300x225.jpg 300w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi5-510x382.jpg 510w\" sizes=\"(max-width: 709px) 100vw, 709px\" \/><\/p>\n<p><strong>La Dame de Car\u00eame<\/strong><br \/>\n<strong>qui est une vieille coutume<\/strong><br \/>\n<strong>Nos grands-m\u00e8res le faisaient<\/strong><br \/>\n<strong>avec de la farine et de l&rsquo;eau!<\/strong><\/p>\n<p><strong>Comme ornement, elles portaient<\/strong><br \/>\n<strong>Une croix sur la t\u00eate<\/strong><br \/>\n<strong>Et ils ont oubli\u00e9 sa bouche<\/strong><br \/>\n<strong>parce qu&rsquo;elle a je\u00fbn\u00e9 longtemps!<\/strong><\/p>\n<p><strong>Et ils ont compt\u00e9 les jours<\/strong><br \/>\n<strong>Avec ses pieds sept<\/strong><br \/>\n<strong>Ils en coupaient un par semaine<\/strong><br \/>\n<strong>jusqu&rsquo;\u00e0 ce que vienne le Car\u00eame<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1><strong>Les chants de Lazare<\/strong><\/h1>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-171\" src=\"http:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi6.jpg\" alt=\"\" width=\"679\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi6.jpg 679w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi6-300x225.jpg 300w, https:\/\/mouseio-psomiou.com\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/paradosi6-510x382.jpg 510w\" sizes=\"(max-width: 679px) 100vw, 679px\" \/><\/p>\n<p><strong>Lazare est venu, les Vayas sont venus,<\/strong><br \/>\n<strong>la semaine des Vayas est arriv\u00e9e.<\/strong><br \/>\n<strong>R\u00e9veille-toi, Lazare, et ne dors pas,<\/strong><br \/>\n<strong>Ton jour est venu et ta joie est venue.<\/strong><\/p>\n<p><strong>O\u00f9 \u00e9tais-tu, Lazare ? O\u00f9 te cachais-tu ?<\/strong><br \/>\n<strong>Parmi les morts, comme un mort.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tu ne m&rsquo;apportes pas d&rsquo;eau,<\/strong><br \/>\n<strong>pour que ma bouche soit un poison amer.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Tu ne m&rsquo;apportes pas un peu de citron,<\/strong><br \/>\n<strong>pour que ma bouche soit comme un verger.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lazare est ici, les Vayas sont ici,<\/strong><br \/>\n<strong>Le dimanche est arriv\u00e9, quand nous mangeons le poisson.<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u00e8ve-toi, Lazare, et ne dors pas,<\/strong><br \/>\n<strong>Ta m\u00e8re est venue de la ville,<\/strong><br \/>\n<strong>Elle t&rsquo;a apport\u00e9 du papier et un chapelet.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ecris, Th\u00e9odore, et toi, Dimitri,<\/strong><br \/>\n<strong>\u00e9cris Lemonia et Cypress.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ma petite broche a besoin d&rsquo;oeufs,<\/strong><br \/>\n<strong>et mon porte-monnaie a besoin d&rsquo;argent.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Vaya, Vaya et Vaya.<\/strong><br \/>\n<strong>Mangez du poisson et du colio.<\/strong><br \/>\n<strong>Et dimanche prochain,<\/strong><br \/>\n<strong>ils mangeront l&rsquo;agneau r\u00f4ti.<\/strong><\/p>\n<span class=\"et_bloom_bottom_trigger\"><\/span>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La culture des c\u00e9r\u00e9ales en Attique Le labourage Les semailles avaient lieu en octobre-novembre. Cependant, le travail pr\u00e9paratoire avait d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 au printemps, lors du labourage. L&rsquo;accouplement \u00e9tait effectu\u00e9 par deux animaux, g\u00e9n\u00e9ralement des mules. Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, les mules ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9es par des \u00e2nes patients et des \u00e2nes patients, car [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-3295","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3295","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3295"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3295\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3306,"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3295\/revisions\/3306"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mouseio-psomiou.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}